Stéréotype quand tu nous tiens ! Pourtant, que l’on soit dupe ou lecteur éclairé, on apprécie de pouvoir se comparer et connaitre la définition donnée de notre petite personne par les divers sondages et études… Notre vie amoureuse n’y échappe pas et les célibataires non plus !

Qu’est-ce qu’on peut en entendre (ou en lire) des stéréotypes! On a la nette impression que l’on souhaite nous parquer! Une petite case pour ci, une autre pour ça, et toi dans laquelle rentres-tu?! Et bien sûr le domaine du célibat n’en manque pas. Remarquons que cette organisation en tiroirs et sous-tiroirs de notre population correspond à la logique d’une société de consommation dont les marionnettistes, qui tirent si bien les ficelles attachées à chacun de nous, ont besoin afin de parfaitement cibler leur proie. Plus cette dernière sera prévisible et donc maîtrisable, plus il sera facile de déterminer la case dans laquelle la faire rentrer puis tenir, ou sortir si besoin est. Ainsi, on invente le produit qui créera son besoin et dont elle deviendra l’outil. Oh, excusez-moi! Le consommateur avisé… Bref! Un vaste sujet que celui-ci! Vous en voulez des stéréotypes et des pourcentages, des chiffres et des cases? Voici ci-après ce à quoi votre vie ou future vie correspond ou correspondra en qualité de célibataire ou futur célibataire si vous vous attachez trop à entrer dans un de ces tiroirs fourre-tout!

« Mais qui sont les célibataires français ? Oui, oui… Qui sont-ils donc ? »

Des hommes et des femmes (et oui, voici un domaine dans lequel nous sommes tous égaux!) majoritairement âgés de plus de 30 ans (pour 58 % d’entre eux). Il existe sur ce sujet sensible de nombreuses études, plus ou moins actualisées, car la part de la population qui est célibataire représente également une part de marché rentable. Notons que le plancher des trentenaires et plus, est valable quelle que soit la classe socioprofessionnelle (CSP pour les habitués! Et oui, encore un domaine où nous sommes égaux, l’argent ne rend donc pas heureux en amour…) Continuons… Les célibataires vivraient principalement dans les zones urbaines (31 % d’entre eux résident dans une ville moyenne et 41 % dans une grande ville). Et nos bouseux qui participent à « l’amour est dans le pré » seraient donc moins concernés ou est-ce tout simplement que nous vivons très majoritairement en ville? Hmm… Rassurez-vous, on peut conserver le stéréotype de Robert aux joues roses, assis au volant de son tracteur (qu’on dirait un tracteur de course) et prenant la pose pour expliquer à la caméra qu’il recherche l’amour et qu’il est prêt à faire les efforts nécessaires pour rentrer à la maison avant 22H et en partir après 4H du matin afin de donner toutes ses chances à la relation amoureuse qu’il souhaite construire avec toute femme (ou presque) prête à le suivre dans sa vie bien remplie. Que personne, ne se sente méchamment visé car il y en aura pour tout le monde!

« Les célibataires sont loin d’être exceptionnels et comme tout un chacun peuvent bien prétendre à la rencontre amoureuse, s’ils le souhaitent… »

Nos célibataires seraient des « endurcis », comprenez des « durs à cuire », ou des « mous du ….. », qui ne seraient pas contre une petite vie casanière et qui attacheraient de l’importance à leur look qu’ils soigneraient de près et à leur forme physique, comprendre « un esprit sain, dans un corps sain », l’objectif d’à peu près tout le monde aujourd’hui, célibataire ou non, enfin lorsqu’on a les moyens de bouffer autre chose que des pâtes et vous me direz c’est déjà pas mal toi t’as à manger! Bref! Un autre vaste, vaste, sujet…

Revenons-en donc à nos moutons, 52  % des célibataires se déclarent en tant que célibataires « endurcis » depuis plus de 3 ans et 73 % d’entre eux depuis plus d’un an, ça fait beaucoup de célibataires! Parce que si 53 % et 73 % se déclarent… ça fait beaucoup de déclarants. J’avoue ces chiffres sont interprétables dans tous les sens et on peut leur faire dire tout ce que l’on veut, comme en politique. Ouh la! Je m’égare à nouveau!

« Les célibataires, les vieux garçons et les vieilles filles… A bas les idées reçues ! Les célibataires prennent soin de leur apparence et sont attentifs à leur équilibre alimentaire ! »

Les célibataires donc, seraient attachés à leur apparence. N’est-ce pas un peu le cas de nous tous, aujourd’hui où même des baumes à lèvres « pour hommes » sont vendus? (Bin oui on gerce pas pareil encore, on peut pas demander l’égalité en tout et pour tout!). Attention! 43 % d’entre eux se soucieraient « énormément » de leur apparence et pour descendre dans les sous-tiroirs, on peut aussi citer les 33 % qui accorderaient une « grande importance » au look (dans le cas où une définition serait nécessaire: vêtements, accessoires, maquillage, coiffure et de manière générale, l’image que véhicule votre apparence), d’autre part, 52 % d’entre eux estimeraient qu’un régime alimentaire équilibré est la clef d’une apparence physique réussie et même que 46 % adorent cuisiner des petits plats! Non, non, l’objectif n’était pas de faire bonne impression auprès du sondeur!

« Les célibataires sont des amoureux comme les autres! Ils sortent, ont des amis, aiment aussi leurs pantoufles et leur télé ! »

Et comme on aime les cases et pas les stéréotypes, chassons vigoureusement ces derniers, pour crier fort que non! Les célibataires ne sont pas des adeptes du fast-food et autre mal bouffe, ni des coureurs ou des sprinteurs qui le soir vont chasser l’urbaine ou l’urbain! Que non! Ils sont 54 % à déclarer privilégier les sorties entre amis (et pas pour chasser en meute!), 29 % à participer à des soirées (on supposera entre amis aussi) et 26 % à préférer les sorties cinéma (oui, enfin on peut aussi sortir entre amis, en soirée après un bon petit film). Par contre, le célibataire serait aussi un solitaire qui prêterait de son temps aux activités d’intérieur suivantes: regarder la télévision, pour 71 % d’entre eux, rester chez soi (à regarder le mur?) pour 68 % et lire (non le livre n’est pas mort!) pour 55 % d’entre eux. Je pense qu’un comparatif des activités des célibataires et non célibataires nous permettrait d’y voir plus clair, car cela nous apprend finalement que les célibataires sont comme tout le monde! Ils n’ont rien de spécial!

« Comme les tests de notre adolescence nous disaient qui l’on était, les sondages nous décrivent les grandes lignes du caractère du célibataire. Quel(le) futur(e) amoureux(se) êtes-vous donc ? Quelle rencontre vous apprêtez-vous à faire ? Suspense… »

Mais continuons avec ces fameux chiffres qui disent que les célibataires sont des êtres, pour 56 % d’entre eux, « spontanés » et pour 47 % « timides »… Par ailleurs, ils ne sont pas tous satisfaits ou insatisfaits de leur état de célibataire: si 13 % d’entre eux se déclarent « mécontents » de leur situation amoureuse, 35 % adoptent la positive attitude et affirment être « assez contents » voire « très contents » d’avoir le lit pour eux tout seul! Mais tout de même, la majorité, soit 52 %, ne se prononcent pas ou restent évasifs sur la question de savoir ce qu’ils pensent de leur statut et sont « au milieu » (comme en politique) et répondent que « ça dépend »… En effet, ça dépend, dans les bons moments: on aimerait pouvoir partager et dans les moins bons: oui, au célibat! Certainement que c’est plus compliqué que ça en a l’air…

« Le célibataire veut sortir du célibat mais manque de confiance en lui et en son avenir amoureux. Le célibataire est aussi exigeant et devrait bousculer ses habitudes s’il veut trouver l’amour… »

Ils ont aussi un point de vue plutôt mitigé de leur avenir amoureux puisque 42 % seraient optimistes quant à l’éventualité pour eux de faire une nouvelle rencontre amoureuse. Au contraire, 35 % expriment des doutes quant à leur chance d’effectuer une rencontre du 3ème type ou à tout le moins de la voir durer. Le pessimisme des sondés serait proportionnel à leur âge et croîtrait au même rythme que leurs années, ainsi entre 18 et 24 ans, nous serions 25 % de célibataires à être certains de notre bonne chance et à penser que la rencontre amoureuse, stable et durable, n’est pas loin ou qu’à tout le moins nous ferons prochainement une rencontre. Par contre, après 50 ans, c’est la dégringolade, nous ne sommes positifs qu’à hauteur de 13%, soit un déprimé sur 8, alors que plus jeune, on est moitié moins déprimé, avec un rapport de 1 sur 4. Il est aussi vrai que lorsque l’on prend l’habitude du célibat, on en devient d’autant plus difficile et nos papilles se font sélectives et les pourcentages sont encore là pour nous le démontrer: 34 % (seulement) d’entre eux seraient tout de même prêts à déménager pour une nouvelle relation et (!) 12 % accepteraient de voir leur carrière professionnelle freinée pour cause de relation amoureuse! C’est dire à quel point la vie professionnelle peut grignoter la vie personnelle puisque la première ne pourra pas connaître sa belle évolution quand la deuxième elle s’envolera, n’est-il donc pas possible de marcher sur deux pieds? Un autre vaste sujet!

Voilà donc quelques ragots concernant la complexe personnalité du célibataire et les chiffres sont aussi là pour disséquer bien d’autres aspects les concernant, mais ceux-ci feront l’objet d’un prochain article, …veinards!

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